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6月30日 Heinrich Heine en version françaiseBonjour,
Ne vous inquiétez pas, nous allons finir par nous en sortir
Bon, hier soir j'ai lu la tragédie d'Almonsor en français traduite par René Taillandier (ancien membre de l'Académie Française - cliquez ici). Par rapport à la version originale, elle est assez bien faite sauf que je trouve que pour un Académicien il aurait du respecter le format du texte original en adoptant le langage de la poésie plutôt que la prose. Lui, il a donc décidé de traduire "Das war ein Vorspiel nur, wo dort man Bücher verbrennt, verbrennt man am Ende Menschen" par "Ce n'était qu'un prélude : là où l'on brûle les livres, on finit par brûler les hommes" comme nous l'avait si gentillement proposé Johannes
Bisous
@+
Sab 6月24日 Les citations, comment les faire ?Bonjour,
Suite à cette série « citations et internet » je crois qu’il est pertinent d’expliquer comment insérer une citation dans son propre texte, et surtout expliquer ce qu’il ne faut jamais faire !
Une citation ne doit jamais être balancée comme ça quelque part, comme recopié le passage d’une œuvre sans fournir la moindre explication au préalable. Une citation doit toujours être entre guillemet (exemple : « citation »), elle doit toujours être accompagnée du nom de l’auteur et du titre de l’ouvrage où on peut l’y trouver (quand l’ouvrage contient plusieurs tomes et/ou de très nombreux chapitre, il convient d’indiquer plus précisément où elle se trouve dans l’ouvrage).
Exemple :
« Qu’y avait-il de semblable dans le désir de mort de Michel, dans le ravissement que j’éprouvai à la vue de la flamme qui le consumait, dans le désir de conjonction charnelle que j’éprouvai avec la jeune fille […] » (Umberto Eco – Le Nom de la Rose, chapitre Troisième jour, partie nuit) et comme ici toute la phrase n’est pas recopiée, il ne faut pas ajouter à la fin de la citation un point mais trois points de suspension (qu’on peut mettre entre crochets, plus lisibles que les parenthèses – mais bon certains préfèrent les mettre entre parenthèses, ça dépend des goûts) ce qui indique au lecteur que la phrase continue dans l’ouvrage.
Autre exemple : quand on ne prend pas le début de la phrase. Pour l’indiquer au lecteur il est usuel de mettre trois points de suspension parfois entre crochet/parenthèse avant la citation
« […] à travers le jeu les jeunes pouvaient plus aisément apprendre par cœur les épisodes de l’histoire sainte » (Umberto Eco – Le Nom de la Rose, chapitre Sixième jour, partie après tierce)
Et ATTENTION la citation doit se fondre dans votre texte (qui ne peut contenir plusieurs citations, généralement dans 4 pages d’écriture, avoir 3 citations, c’est déjà beaucoup) et ne doit pas être lâchée comme ça sans introduction et sans conclusion. Elle doit répondre à la question suivante : « qu’apporte cette phrase à mon argumentation ? » Une citation doit être expliquée pour enrichir vos arguments et la connaissance de l’œuvre dont elle est tirée est, par ce fait, obligatoire pour ne pas aller à contre-sens de l’auteur et permettre à votre lecteur de mieux comprendre vos propres propos. Il est donc déconseillé d’utiliser un dictionnaire des citations, des sites internet dédiés aux citations (surtout quand elle ne montre aucune référence d’auteur et de son ouvrage). Quand vous ne recopiez qu’une partie d’un vers ou d’une phrase d’un auteur étranger ou francophone, vérifier que cela n’altère en rien le sens de la phrase originale. Ayez toujours en mémoire qu’il est dangereux de transformer l’opinion d’une autre personne pour que cela soit adaptée à votre propre opinion (ce sont les dictateurs qui utilisent de tels procédés !) – ex. : Heinrich Heine n’est pas un prophète ! Il n’est qu’un bon écrivain, et ceux qui transforment la tragédie d’Almonsor en prophétie font une grossière erreur et font preuve qu’ils n’ont jamais lu cet ouvrage. Evitez aussi de citer des opinions d’auteurs concernant d’autres auteurs ou d’autres ouvrages que les leurs, car il y a risque d’erreurs (par exemple : « Cet Hercule souillé qui remue le fumier d’Augias et qui y ajoute » Barbey d’Aurevilly, A propos de l’Assommoir, en réalité Barbey d’Aurevilly parle d’Emile Zola et comme dans cette citation rien ne l’indique clairement…)
Quand vous devez citer un auteur étranger dans une langue autre que la sienne, il ne faut pas oublier d’en nommer le traducteur. Quand l’ouvrage original est traduit, le traducteur en devient naturellement et systématiquement le co-auteur. Cela permet aussi d’enrichir la discussion car certains traducteurs sont plus ou moins bons et les différences de traductions peuvent mener à différentes compréhensions d’un texte, ce qui peut parfois être gênant quand par exemple vous discutez d’une œuvre littéraire étrangère avec un compatriote de l’auteur ou une autre personne qui a lu le livre traduit par quelqu’un d’autre. Par exemple : certains Allemands peuvent être très étonnés quand ils discutent sur les livres de Kant avec des Français, cet étonnement peut aller chez l’Allemand jusqu’à penser que le Français n’a jamais lu l’ouvrage… De même pour les écrivains comme Goethe, Schiller, von Eichendorff, Freud, Shakespeare, Sir Conan Doyle, Agatha Christie (avec certaines traductions) – Nota : cette liste n’est pas exhaustive et peut changer selon le traducteur qui a traduit l’ouvrage…
Ex : « Arrivé au terme de ma vie de pécheur, tandis que chenu, vieilli comme le monde […] » - Umberto Eco, Le Nom de la Rose, Prologue – traduit de l’italien par Jean-Noël Schifano
Là, maintenant, la citation est parfaitement bien présentée. Le lecteur a tous les renseignements littéraires pour pouvoir abonder dans votre sens…
Voilà quelques règles utiles et prudent de respecter si vous voulez incorporer des citations à vos propres écrits !
Bisous @+ Sab Les citations et internet (5) et dernier j'espère ;)Heinrich Heine et ses « Almansor »
Alors là, félicitations Mr Heine, vous m’avez encore bernée en français !
Bon, je vous explique : cette fameuse citation (un peu/beaucoup mal traduite), c’est ça aussi quand on prend une partie d’une phrase (surtout en vers) n’importe où pour la sortir de son contexte, est bien de Heinrich Heine. Maintenant je vais vous expliquer comment nous avons fini par le découvrir (ce n’était pas évident au départ en partant de la phrase française quand la traduction n’est pas excellente ! Alors la phrase exacte écrite en allemand par Heinrich Heine est la suivante : « Das war ein Vorspiel nur, dort wo man Bücher verbrennt, verbrennt man auch am Ende Menschen » Cette phrase ne se trouve pas dans « Almansor » qui est un poème narrant la conversion d’Almansor à la religion catholique mais elle est tirée de la pièce de théâtre « Almansor, une tragédie » (titre allemand), dont je vous mettrai le texte en entier, si j’ai de la place sur le billet… (vous pouvez trouver ce texte dans sa globalité sous le lien suivant : http://www.heinrich-heine-denkmal.de/heine-texte/almansor01.shtml et en cliquant sur « Fortsetzung » vous accédez à la page suivante) Donc évidemment le jeune ado berlinois qui a recherché le poème Almansor n’a pas compris pourquoi une telle phrase aurait pu être écrite par Heinrich Heine (surtout qu’il n’aurait jamais pû la trouver tout seul à cause de la traduction qui en a été faite en français ! C’est vrai que cette phrase n’est pas évidente à traduire, je suis entrain de réfléchir à une traduction possible là et j’avoue, ce n’est pas si évident que cela… je n’arrête pas d’effacer et de la réécrire… bon on verra ça plus tard !
Bon je vous raconte comment nous avons fini par la découvrir malgré les embûches de la langue
Bon, bref, nous voilà à rechercher cette pièce, à la lire et BINGO, j’y ai trouvé cette phrase ressemblant à la citation traduite ! Mais la prochaine fois que vous faites des citations, merci de les faire complètement ! surtout quand l’auteur est étranger et mal traduit ! Ca permettra à tout le monde d’être d’accord ! car en passant, cette phrase est gravée sur la Bebelplatz (que certains nomment l’Opernplatz et d’autres la Place de l’ancienne Bibliothèque) à Berlin, qui est la place où les Nazis ont brûlé tous les livres le 10 mai 1933 ! Renseignements concernant cette journée : site officiel de la ville de Berlin traduite en français (http://www.berlin.de/berlin-im-ueberblick/geschichte/nationalsozialsmus.fr.html)). Si cette phrase avait été traduite correctement, le jeune ado berlinois l’aurait reconnue aussi et n’aurait pas posé la question !
Dans cette pièce, cette phrase est dite par « Hassan », un ami d’Almonsor quand il lui fait remarquer que l’horrible Ximenes a annoncé au milieu de la place du marché de la ville de Grenade pendant que le Coran brûlait qu’il voudrait envoyer Almonsor sur le bûcher. Hassan lui répond que la destruction du Coran par le feu n’était seulement qu’un prélude, qu’en réalité il ne vise pas à détruire les livres mais les personnes. Bon, ce n’est pas écrit aussi bien qu’un écrivain aussi fameux qu’Heinrich Heine ; mais c’est l’idée contenue dans la réponse d’Hassan… Désolée de ne pas pouvoir faire mieux, je ne suis pas poète, mais si quelqu’un veut s’y mettre et proposer une bonne traduction de ce passage, il sera le bienvenue !
Allez sur ce : bonne nuit ! (chutt ! ça fait plus de 2 heures que je dis que je vais aller me coucher, je vais bien finir par y arriver) Bisous @+ Sab
PS: impossible d'ajouter cette pièce à ce billet: c'est trop lourd 6月23日 Les citations et internet (4)Bonjour,
Un ami vient de me prévenir qu'il connait quelqu'un qui a passé son épreuve de bac dans la zone de l'Académie de Reims qui a eu comme sujet de dissertation cette fameuse citation d'Heinrich Heine tirée d'"Almansor" MDRRR!!! La culture française est vraiment mal barrée!! Je conseille à tous ceux qui ont eu ce sujet à leur examen de faire une réclamation auprès de leur rectorat en leur envoyant le texte intégral en VF et VO du poème et leur demandant où se trouve cette citation!!
Non mais, ce n'est pas possible si même les profs de français se permettent d'écrire une telle ânerie et pénaliser leurs élèves qui ne sont pas au courant d'une citation qui n'existe pas! Si même eux ne lisent pas les oeuvres, où va la France??? pffff!!! ça me rend malade ça! Même parmis des profs de français, il y a de nombreux incultes!! car l'inculte principale est celui qui a fait le sujet, et les incultes secondaires sont ceux qui ont corrigé l'examen et ne se sont pas aperçus de cette erreur abominable!!
Allez, Sab, du calme!
Bisous
Sab
PS: par contre je remarque au fil du temps que les auteurs des différents articles corrigent cette citation, soit en la supprimant, soit en ne l'attribuant plus à "Heinrich Heine"... C'est encourangeant là Les citations et internet (3)Bonjour!
"ceux qui brûlent les livres finissent tôt ou tard par brûler les hommes"
Donc nous avons cherché sur tous les sites francophones pour savoir d'où étaient tirée cette citation. Et bien mis à part d'Almanzor
Sinon tous les sites germanique qui ont intégré ce style de phrase ne l'attribuent à personne, et même souvent, elle est adapté à l'écrit dans lequel elle se trouve...
Bon et bien j'ai l'impression que nous ne saurons jamais qui en est l'auteur!
Bisous
Sab
PS: Voici Almansor en VO, écrit par Heinrich Heine! Même en allemand elle n'apparait pas, hein? MDRRRR
In dem Dome zu Corduva
Stehen Säulen, dreizehnhundert, Dreizehnhundert Riesensäulen Tragen die gewalt'ge Kuppel. Und auf Säulen, Kuppel, Wänden Ziehn von oben sich bis unten Des Korans arab'sche Sprüche, Klug und blumenhaft verschlungen. Mohrenkön'ge bauten weiland Dieses Haus zu Allahs Ruhme, Doch hat vieles sich verwandelt In der Zeiten dunkelm Strudel. Auf dem Turme, wo der Türmer Zum Gebete aufgerufen, Tönet jetzt der Christenglocken Melancholisches Gesumme. Auf den Stufen, wo die Glaub'gen Das Prophetenwort gesungen, Zeigen jetzt die Glatzenpfäfflein Ihrer Messe fades Wunder. Und das ist ein Drehn und Winden Vor den buntbemalten Puppen, Und das blökt und dampft und klingelt, Und die dummen Kerzen funkeln. In dem Dome zu Corduva Steht Almansor ben Abdullah, All die Säulen still betrachtend, Und die stillen Worte murmelnd: »Oh, ihr Säulen, stark und riesig, Einst geschmückt zu Allahs Ruhme, Jetzo müßt ihr dienend huld'gen Dem verhaßten Christentume! Ihr bequemt euch in die Zeiten, Und ihr tragt die Last geduldig; Ei, da muß ja wohl der Schwächre Noch viel leichter sich beruh'gen.« Und sein Haupt, mit heiterm Antlitz, Beugt Almansor ben Abdullah Über den gezierten Taufstein, In dem Dome zu Corduva. 2 Hastig schritt er aus dem Dome, Jagte fort auf wildem Rappen, Daß im Wind die feuchten Locken Und des Hutes Federn wallen. Auf dem Weg nach Alkolea, Dem Guadalquivir entlange, Wo die weißen Mandeln blühen, Und die duft'gen Goldorangen; Dorten jagt der lust'ge Ritter, Pfeift und singt, und lacht behaglich, Und es stimmen ein die Vögel Und des Stromes laute Wasser. In dem Schloß zu Alkolea Wohnet Clara de Alvares, In Navarra kämpft ihr Vater, Und sie freut sich mindern Zwanges. Und Almansor hört schon ferne Pauken und Drommeten schallen, Und er sieht des Schlosses Lichter Blitzen durch der Bäume Schatten. In dem Schloß zu Alkolea Tanzen zwölf geschmückte Damen, Tanzen zwölf geschmückte Ritter, Doch am schönsten tanzt Almansor. Wie beschwingt von muntrer Laune Flattert er herum im Saale, Und er weiß den Damen allen Süße Schmeichelein zu sagen. Isabellens schöne Hände Küßt er rasch, und springt von dannen, Und er setzt sich vor Elviren, Und er schaut ihr froh ins Antlitz. Lachend fragt er Leonoren: Ob er heute ihr gefalle? Und er zeigt die goldnen Kreuze, Eingestickt in seinen Mantel. Er versichert jeder Dame, Daß er sie im Herzen trage; Und »so wahr ich Christ bin!« schwört er Dreißigmal an jenem Abend. 3 In dem Schloß zu Alkolea Ist verschollen Lust und Klingen, Herrn und Damen sind verschwunden, Und erloschen sind die Lichter. Doña Clara und Almansor Sind allein im Saal geblieben; Einsam streut die letzte Lampe Über beide ihren Schimmer. Auf dem Sessel sitzt die Dame, Auf dem Schemel sitzt der Ritter, Und sein Haupt, das schlummermüde, Ruht auf den geliebten Knien. Rosenöl aus goldnem Fläschchen Gießt die Dame, sorgsam sinnend. Auf Almansors braune Locken - Und er seufzt aus Herzenstiefe. Süßen Kuß, mit sanftem Munde, 6月22日 Les citations et internet (2)Bonsoir!
J'ai appris que l'erreur concernant la citation attribuée à tort à Heinrich Heine venait en partie du site Wikipédia. Comme c'est un site sur lequel nous pouvons modifier les articles j'ai voulu supprimer cette citation et mettre en lien le site officiel de Heinrich Heine. Et bien voilà ce que j'ai reçu en retour!
En d'autre termes n'allez jamais sur Wikipédia quand vous ne connaissez pas la définition d'un mot, la biographie d'un auteur, etc. Maintenant je sais que je dois proscrire entièrement ce site de mes favoris!
Au fait il y a un livre qui est sorti dernièrement et qui débute par une citation d'Heinrich Heine tirée du poème d'Almanzor... Devenez laquelle! mdrrrr !! Il est bon l'écrivain, hein? mdrrrrr Inutile de vous dire que je vous déconseille de l'acheter et de le lire ! mdrrrrr
Bisous
@+
Sab 6月21日 Les citations et internet: ATTENTION en les recopiant!!Bonjour,
Je viens de discuter avec un ado allemand qui vient de me poser la question suivante: "Pour quel(s) motif(s) les Français attribuent-ils une citation à un écrivain qui n'en est pas l'auteur?" Un peu surprise avant mon café et pas encore trop bien réveillée je lui demande des éclaircissements. Il me raconte alors qu'il a lu sur un blog français une citation suivante attribuée à Heinrich Heine qu'il aurait écrit dans le poème "Almanzor":
" Ceux qui brûlent les livres finissent tôt ou tard par brûler des hommes "
Heinrich Heine étant un des écrivains germaniques qu'il affectionne plus particulièrement et ne connaissant pas encore ce poème, il a été le lire et n'a même pas compris ce que le poème d'Almanzor avait à voir avec une telle citation. Il s'est dit que peut-être, suite encore à une mauvaise traduction du poème, il se peut que cette citation apparaissent en français, qu'il a trouvé et lu et... toujours rien, aucune allusion!! Il a donc fait la démarche suivante: rechercher sur internet où Heinrich Heine a pu écrire cette phrase et quand? Et savez-vous ce qu'il a découvert??
TOUS les FRANCAIS attribuent cette citation à Heinrich Heine et affirment qu'elle est tirée de ALMANZOR!!
A mon humble avis, il y a eu quelqu'un qui quelque part a fait cette erreur qui a été recopié par tous qui N'ONT JAMAIS lu ce poème mais qui en parlent comme s'ils connaissaient!!!!!
BRAVO à tous ces pseudo-lecteurs!!
FELICITATIONS pour votre NON-culture!!!
Quand je disais que cette citation que Molière a écrit dans la préface des "Précieuses ridicules" est encore d'actualité "que les plus excellentes choses sont sujettes à être copiées par de mauvais singes, qui méritent d'être bernés"
Bisous
@+
Sab
PS: Pour tous ceux qui savent lire je vous copie ce poème Almazor traduit de l'allemand par Joseph Maasad (bonne traduction, woww je suis impressionnée...) - merci Johannes pour m'avoir communiqué ce site (Heinrich Heine sur internet - tous ses poèmes en version originale que vous pouvez découvrir aussi en français)
I Dans la cathédrale de Cordoue, Et sur les colonnes, la coupole, les murs Des rois Maures bâtirent, jadis, Sur le minaret, où le muezzin Sur les marches, où les croyants, sans cesse, Et, devant des poupées-idoles coloriées, Almanzor ben Abdallah "Ô, puissantes colonnes géantes, jadis, Vous vous êtes bien conformées dans le temps, Et Almanzor ben Abdallah II Il sort de la cathédrale, rapidement, Sur le chemin vers Alkolea, C'est là que le gai chevalier chevauche, C'est au château d'Alkolea Et Almanzor entend, déjà dans le lointain, Douze femmes maquillées, Il voltige tout autour de la salle, Il embrasse les belles mains d'Isabelle, Il demande, en riant, à Eléonore, Il assure chacune des femmes, III Dans le palais, à Alkolea, Donna Clara et Almanzor La dame est assise dans le fauteuil, La dame verse, soigneusement pensive, La dame presse, soigneusement pensive, Et la dame verse, soigneusement pensive, Et il rêve qu' il se retrouve, Il entend toutes les colonnes géantes Et elles s'effondrent brutalement, 4月17日 Littérature : ce que j’aimerais trouver comme renseignements sur les différents blogs où sont recopiés des passages d’œuvres littéraires… qu’elles soient en prose ou en vers…Bonjour,
Oui, aujourd’hui nous allons aborder un sujet qui risque de fâcher certains : ceux qui ne font que de recopier des passages différents d’œuvres en nommant ou pas les auteurs et titre de l’œuvre… à croire qu’ils en sont l’auteur
Pour ce faire, je choisis le roman de l’Abbé Antoine-François Prévost d’Exiles, auteur du célèbre : « Manon Lescaut ».
Maintenant je vais vous montrer un exemple de ce que j’aimerais voir au minimum et non de ce que nous voyons.
Commençons déjà par présenter l’auteur que nous nommons tous l’Abbé Prévost tout simplement… Vous avez vu son nom complet au-dessus ;)… Ensuite nous aborderons son œuvre. Après nous continuerons par faire un court résumé de l’histoire avant le passage choisi (ce passage sera celui que j’aurai trouvé le plus représentatif de l’œuvre, pour terminer par un court résumé de l’histoire après le passage (résumé qui ne devra pas révéler le fin mot de l’histoire). Je sais, ça ressemble fort à une fiche de lecture, car c’en est une !
L’Abbé Prévost de son véritable nom : Antoine-François Prévost d’Exiles est un « écrivain français, né à Hesdin en 1697 et mort à Courteuil dans l’Oise en 1763. Il est l’auteur de romans de mœurs et d’aventures, il est célèbre pour sa vie amoureuse et pour « Manon Lescaut » : un des chefs d’œuvre du roman psychologique » (dictionnaire encyclopédique Larousse). Pour plus d’information, cliquez ici.
« Manon Lescaut » est un roman faisant partie d’une œuvre de 7 volumes « Mémoires et Aventures d’un homme de qualité qui s’est retiré du monde » écrit à partir de 1728 à 1731. Le roman que nous connaissons aujourd’hui n’est pas l’original écrit en 1731 mais une nouvelle édition de 1753 dans laquelle l’auteur a corrigé son œuvre initiale suite aux différentes pressions. Dans cet ouvrage l’auteur aborde et décrit l’Amour avec un grand A (celui pour lequel les gens peuvent tout sacrifier : leur vie, leur famille, leur bonheur, leurs richesses, leurs droits, etc.). J’ai choisi de vous présenter cette œuvre car la vie actuelle donne plus de valeur aux biens matériels qu’aux sentiments.
C’est l’histoire du jeune Chevalier Des Grieux, tout juste sorti du collège où il avait terminé ses études de philosophie et promis à un bel avenir aussi bien dans le milieu ecclésiastique (selon le vœu de Monseigneur) que politique (vœux de ses parents). Donc ce jeune Chevalier connu pour sa sagesse, sa vertu et sa modération tombe tout à coup éperdument amoureux de Manon, d’un amour si fort et si intense qu’il s’enfuie avec elle, oubliant tout : famille, amis, études, avenir professionnel ! Rien ne compte plus pour lui que Manon ! A tel point qu’il finit par se brouiller avec son propre père, qui lui coupe les vivres… La pauvreté aidant, Manon le quitte et va jusqu’à le trahir même. Il est kidnappé par son frère, ramené dans la demeure de son père pour y être séquestré en attendant que sa maladie d’amour disparaisse… Faignant la guérison on le libère et il s’enfuit à nouveau et pour que Manon, cette fois, ne le quitte plus, il emprunte de l’argent à son meilleur ami (qu’il ne pense jamais rembourser), il joue et triche, tue, mendie et trompe. Jusqu’au jour où il est arrêté par la police… de sa prison il apprend que Manon va être déportée aux Amériques. Il s’évade et parvient à suivre Manon. En soudoyant ses gardes il parvient à lui parler. Mais l’argent file vite… très vite… Malgré tout il parvient à s’embarquer pour les Amériques et à y rejoindre Manon.
« Après une navigation de deux mois, nous abordâmes enfin au rivage désiré. Le pays ne nous offrit rien d’agréable à la première vue. C’étaient des campagnes stériles et inhabitées, où l’on voyait à peine quelques roseaux et quelques arbres dépouillés par le vent. Nulle trace d’hommes ni d’animaux. Cependant, le capitaine ayant fait tirer quelques pièces de notre artillerie, nous ne fûmes pas longtemps sans apercevoir une troupe de citoyens du Nouvel Orléans, qui s’approchèrent de nous avec de vives marques de joie. Nous n’avions pas découvert la ville. Elle est cachée, de ce côté-là, par une petite colline. Nous fûmes reçus comme des gens descendus du Ciel. Ces pauvres habitants s’empressaient pour nous faire mille questions sur l’état de la France et sur les différentes provinces où ils étaient nés. Ils nous embrassaient comme leurs frères et comme de chers compagnons qui venaient partager leur misère et leur solitude. Nous prîmes le chemin de la ville avec eux, mais nous fûmes surpris de découvrir, en avançant, que, ce qu’on nous avait vanté jusqu’alors comme une bonne ville, n’était qu’un assemblage de quelques pauvres cabanes. Elles étaient habitées par cinq ou six cents personnes. La maison du Gouverneur nous parut un peu distinguée par sa hauteur et par sa situation. Elle est défendue par quelques ouvrages de terre, autour desquels règne un large fossé. Nous fûmes d’abord présentés à lui. Il s’entretint longtemps en secret avec le capitaine, et, revenant ensuite à nous, il considéra, l’une après l’autre, toutes les filles qui étaient arrivées par le vaisseau. Elles étaient au nombre de trente, car nous en avions trouvé au Havre une autre bande, qui s’était jointe à la nôtre. Le Gouverneur, les ayant longtemps examinées, fit appeler divers jeunes gens de la ville qui languissaient dans l’attente d’une épouse. Il donna les plus jolies aux principaux et le reste fut tiré au sort. Il n’avait point encore parlé à Manon, mais, lorsqu’il eut ordonné aux autres de se retirer, il nous fit demeurer, elle et moi. J’apprends du capitaine, nous dit-il, que vous êtes mariés et qu’il vous a reconnus sur la route pour deux personnes d’esprit et de mérite. Je n’entre point dans les raisons qui ont causé votre malheur, mais, s’il est vrai que vous ayez autant de savoir-vivre que votre figure me le promet, je n’épargnerai rien pour adoucir votre sort, et vous contribuerez vous-même à me faire trouver quelque agrément dans ce lieu sauvage et désert. Je lui répondis de la manière que je crus la plus propre à confirmer l’idée qu’il avait de nous. Il donna quelques ordres pour nous faire préparer un logement dans la ville, et il nous retint à souper avec lui. Je lui trouvai beaucoup de politesse, pour un chef de malheureux bannis. Il ne nous fit point de questions, en public, sur le fond de nos aventures. La conversation fut générale, et, malgré notre tristesse, nous nous efforçâmes, Manon et moi, de contribuer à la rendre agréable. »
Les voilà donc tous les deux, réunis, dans un nouveau pays où le bonheur leur semble enfin propice… propice pour se marier enfin… « J’allai chez le Gouverneur, comme j’en étais convenu avec Manon, pour le prier de consentir à la cérémonie de notre mariage. Je me serais bien gardé d’en parler, à lui ni à personne, si j’eusse pu me promettre que son aumônier, qui était alors le seul prêtre de la ville, m’eût rendu ce service sans sa participation ; mais, n’osant espérer qu’il voulût s’engager au silence, j’avais pris le parti d’agir ouvertement. » Mais la fatalité fait que le Gouverneur, pourtant si bon et généreux avec eux avait lui aussi des projets pour Manon (la marier à son neveu) si celle-ci n’avait pas été « l’épouse du Chevalier »… Des projets, non retenus par un mariage qui va contraindre Manon et le Chevalier des Grieux à fuir, encore et encore, fuite qui va être funeste pour Manon…
« Connaissant comme je faisais, la passion du Gouverneur pour son neveu, j’étais certain que ma mort ne serait pas différée d’une heure après la connaissance de la sienne. Quelque pressante que fût cette crainte, elle n’était pas la plus forte cause de mon inquiétude. Manon, l’intérêt de Manon, son péril et la nécessité de la perdre, me troublaient jusqu’à répandre de l’obscurité sur mes yeux et à m’empêcher de reconnaître le lieu où j’étais. Je regrettai le sort de Synnelet. Une prompte mort me semblait le seul remède de mes peines. Cependant, ce fut cette pensée même qui me fit rappeler vivement mes esprits et qui me rendit capable de prendre une résolution. Quoi ! je veux mourir, m’écriai-je, pour finir mes peines ? Il y en a donc que j’appréhende plus que la perte de ce que j’aime ? Ah ! ma maîtresse, et remettons à mourir après les avoir souffertes inutilement. Je repris le chemin de la ville. J’entrai chez moi. J’y trouvai Manon à demi morte de frayeur et d’inquiétude. Ma présence la ranima. Je ne pouvais lui déguiser le terrible accident qui venait de m’arriver. Elle tomba sans connaissance entre mes bras, au récit de la mort de Synnelet et de ma blessure. J’employai plus d’un quart d’heure à lui faire retrouver le sentiment. […]
Nous marchâmes aussi longtemps que le courage de Manon put la soutenir, c’est-à-dire environ deux lieues, car cette amante incomparable refusa constamment de s’arrêter plus tôt. Accablée enfin de lassitude, elle me confessa qu’il lui était impossible d’avancer davantage. Il était déjà nuit. Nous nous assîmes au milieu d’une vaste plaine, sans avoir pu trouver un arbre pour nous mettre à couvert. Son premier soin fut de changer le linge de ma blessure, qu’elle avait pansée elle-même avant notre départ. Je m’opposai en vain à ses volontés. J’aurais achevé de l’accabler mortellement, si je lui eusse refusé la satisfaction de me croire à mon aise et sans danger, avant que de penser à sa propre conservation. Je me soumis durant quelques moments à ses désirs. Je reçus ses soins en silence et avec honte. Mais, lorsqu’elle eut satisfait sa tendresse, avec quelle ardeur la mienne ne prit-elle pas son tour ! Je me dépouillai de tous mes habits, pour lui faire trouver la terre moins dure en les étendant sous elle. Je la fis consentir, malgré elle, à me voir employer à son usage tout ce que je pus imaginer de moins incommode. J’échauffai ses mains par mes baisers ardents et par la chaleur de mes soupirs. Je passai la nuit entière à veiller près d’elle, et à prier le Ciel de lui accorder un sommeil doux et paisible. Ô Dieu ! que mes vœux étaient vifs et sincères ! et par quel rigoureux jugement aviez-vous résolu de ne les pas exaucer ! Pardonnez, si j’achève en peu de mots un récit qui me tue. Je vous raconte un malheur qui n’eut jamais d’exemple. Toute ma vie est destinée à le pleurer. Mais, quoique je le porte sans cesse dans ma mémoire, mon âme semble reculer d’horreur, chaque fois que j’entreprends de l’exprimer. Nous avions passé tranquillement une partie de la nuit. Je croyais ma chère maîtresse endormie et je n’osais pousser le moindre souffle, dans la crainte de troubler son sommeil. Je m’aperçus dès le point du jour, en touchant ses mains, qu’elle les avait froides et tremblantes. Je les approchai de mon sein, pour les échauffer. Elle sentit ce mouvement, et faisant un effort pour saisir les miennes, elle me dit d’une voix faible, qu’elle se croyait à sa dernière heure […] Je la perdis ; je reçus d’elle des marques d’amour, au moment même qu’elle expirait. C’est tout ce que j’ai la force de vous apprendre de ce fatal et déplorable évènement. Mon âme ne suivit pas la sienne. Le Ciel ne me trouva point, sans doute, assez rigoureusement puni. Il a voulu que j’aie traîné, depuis, une vie languissante et misérable. Je renonce volontairement à la mener jamais plus heureuse. »
Le Chevalier rentre après cet épisode en France.
Voilà, vous venez de voir ce qu’est une courte présentation d’une œuvre telle que cela n’est jamais fait sur les blogs plagieurs et qui m’agacent… surtout quand le recopieur est incapable d’expliquer ce qu’il a recopié !!!
Bisous Bon appétit! Sab 12月30日 Ajout de couverture livre dans l'album.Bonjour,
Je viens d'ajouter quelques couvertures de livres pour la vulgarisation de l'ère préhistorique en France et quelques visites des sites
Bisous et bonne fête de la Saint Sylvestre à tous.
Sab
6.01.2008
Bonjour,
Je viens de relire et étais mdrrr!! bon vous aviez tous compris que je parlais de l'ère (= la durée) et non de l'aire (= la surface) mdrrrr!!! et oui, il y a des jours comme ça mdrrr
Bisous
Sab 11月29日 Ma bibliothèque: plus d'une centaine de livresBonjour,
Quand j'ai assez de temps je tente de scanner tous les livres que j'ai chez moi pour vider un peu mes meubles en me débarassant de tous les livres de poches: je ne vais garder que les livres anciens et ceux qui sont de bonne qualité, c'est à dire reliés et tous les livres étrangers que j'ai (dont vous verrez aussi les couvertures plus tard)
On me demande souvent ce que j'aime lire, grâce à cet album vous en aurez une première approche.
J'ai prévu d'ajouter à ces couvertures de livres mes propres commentaires concernant le contenu.
Bisous
Sab 6月20日 Franz Kafka - La Métamorphose + Dans la colonie pénitentiaireBon le livre du mois de juin 2006 que je vous conseille comporte 2 nouvelles écrites par Kafka qui sont les 2 plus connues:
Ces histoires glacent le sang mais elles sont super et l'histoire est bien cousue.
PS: Quant à la couverture du livre, je réessaierai plus tard de l'ajouter. Je ne sais pas pourquoi mns veut que je réinstalle le logiciel pour incorporer des photos à mon blogue... Allez comprendre!
21.06.2006: Incroyable mais vrai! j'ai enfin réussi à télécharger la couverture du livre. Bonne lecture! 4月7日 Les livresDans les blogs se trouvent les livres que j'ai dans ma bibliothèque.
Dans la partie de mon sites "Livres" se trouvent les livres que je connais mais que je ne possède pas 4月5日 Tristan et IseutJe tâche de revenir avec le texte... Ce que je voulais faire n'a pas fonctionné. Je reviens!
A croire que c'est impossible de faire ce que je voulais. Je voulais faire un copier coller du livre
26.04.2006
Bon toutes les pages sont là, mais n'apparaissent pas dans l'ordre :( Quelqu'un peut aider SVP? Merci d'avance. 4月4日 La mort n'est pas une fin - A. ChristieParmis toute la série des romans policiers c'es celui que je préfère car il nous fait vraiment navigué dans une autre époque, dans un autre lieu où l'on pense que tout devrait être serein jusqu'à... l'arrivée de la seconde épouse... 3月24日 l'Huile sur le feu - H. BazinParmis tous les livres qu'Hervé Bazin a écrit c'est celui que je préfère. Il est très enrichissant: il faut le lire plusieurs fois!!! Le Prince - MachiavelInutile de raconter ce qui est écrit dans ce fabuleux livres! Tout le monde connait ;-) Il est vraiment machiavélique... Leviathan - Julien GreenJ'adore ce livre! Je le trouve bien écrit. Le personnage principal est admirablement bien décrit. |
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